UTILISATION
POSSIBLE DU CONCEPT DE FINANCEMENT COLLECTIF
L'OACI s'applique à fournir de l'information et
des conseils sur les questions de financement collectif
à toutes les parties intéressées, en
particulier aux États contractants et aux groupes
régionaux de planification et de mise en œuvre
(PIRG), et à étudier individuellement chacune
des demandes de financement collectif.
Étant donné que les nouveaux systèmes
CNS/ATM ont souvent une portée qui dépasse
les limites de l'espace aérien contrôlé
par un État et que la mise en place de ces systèmes
requiert des investissements énormes, les accords
de type financement collectif se prêtent bien à
la mise en œuvre d'éléments des systèmes
CNS/ATM, notamment lorsqu'il serait très onéreux
pour un État de procéder seul et lorsqu'un
État n'est pas représenté par une organisation
régionale (ASECNA, COCESNA, EUROCONTROL, etc.). Ce
mode de financement peut éventuellement s'appliquer
à tous les éléments des systèmes
CNS/ATM, par exemple aux stations terriennes au sol (GES),
aux transpondeurs et à la surveillance de l'intégrité
des satellites de communications ainsi qu'aux systèmes
d'augmentation par satellite requis par le GNSS.
Le développement de routes polaires et l'étalonnage
des aides au sol sont d'autres applications possibles du
concept de financement collectif dans des situations où
les installations et les coûts concernés dépassent
les besoins et les moyens d'un seul État.
Certains éléments préalables doivent
être réunis pour assurer l'application réussie
du concept de financement collectif :
- description claire du projet et des buts poursuivis,
ces derniers étant normalement de faciliter (ou
de rendre possible) la mise en place d'une installation
ou d'un service de navigation aérienne et d'en
réduire le coût pour chacun des participants;
- identification précise des services financés
collectivement;
- définition rigoureuse des responsabilités
des différents partenaires qui acceptent de participer
(soulignons ici qu'il serait utile que l'IATA participe
à titre de représentant des usagers);
- simplicité et souplesse des accords, qui doivent
être adaptés aux circonstances particulières
des États intéressés et prévoir
une mise en œuvre efficace (dans la mesure du possible,
privilégier les « ententes administratives
»);
- recouvrement équitable des coûts, frais
administratifs compris, par des redevances d'usage, et
conformité générale avec la Politique
de l'OACI sur les redevances d'aéroport et de services
de navigation aérienne (Doc 9082).
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